Philippe Montaulieu, Tendances DECO
« Notre succès tient à notre capacité à gérer les stocks »Tendances DECO est aujourd’hui une entreprise référence dans le secteur de l’événementiel en France. A travers ces cinq sites de vente en ligne (e-commerce) www.dragees.fr; www.bapteme.fr; www.mariage-deco.com; www.dragees-mariage.fr; www.mariage-discount.fr, elle continue à avoir le vent en poupe. Cette PME de 17 salariés ne cesse de diversifier son activité. Forte de cette croissance, elle va bientôt se déplacer à la zone du Centre européen de fret de Mouguerre. Philippe Montaulieu, comment en êtes vous arrivé à investir le créneau de la vente par correspondance (VPC) via Internet ? Tout a été très progressif. Au début, ça s’est presque fait par hasard. Depuis la fin des années 1990, j’avais l’habitude d’animer des mariages dans le Pays basque pour une clientèle essentiellement parisienne ou pour le moins étrangère à la région. Au départ, on a mis en place un site internet pour communiquer sur cette activité. En 1999, cela s’appelait Magic sono. Cela a très vite très bien marché. Au bout de trois semaines, et de manière assez inattendue, nous nous sommes retrouvés très bien référencés : on apparaissait en troisième place sur Google ! C’est-à-dire que notre site était très visité. On avait fait appel à quelqu’un pour s’en occuper, un webmaster qui commençait à spécialiser son activité sur la mise en place de sites internet. Donc très vite, on a eu une visibilité très forte ! Ensuite, on s’est adapté aux attentes de notre clientèle pour offrir de plus larges services : nous nous sommes rendu compte qu’ils avaient souvent du mal à trouver les réponses à tous leurs besoins en particulier dans l’organisation de leur cérémonie. Aussi, très vite, nous avons un peu laissé de côté notre première activité, l’animation de soirée, pour nous concentrer sur la gestion de l’événementiel par vente par correspondance (VPC). Depuis, nous ne travaillons plus que sur ce créneau. Au départ, surtout avec des gens de la région ensuite, grâce à l’élargissement de notre offre et à l’Internet partout en France. Et nous continuons d’évoluer, aujourd’hui nous cherchons à nous diversifier sur les costumes et les loisirs créatifs. On y travaille. |
D’abord, je ne suis pas spécialiste de cette question ! Personnellement, j’ai fait confiance à notre prestataire de l’époque. C’est d’ailleurs ce qui est déterminant : trouver le bon prestataire, qui nous prodigue les bons conseils. Disons que l’enjeu pour un site Internet, en général, est de parvenir à trouver le bon rapport entre le contenant et le contenu. Il y a des règles à respecter, des règles que nous avait expliquées notre prestataire et que nous avons suivies en lui faisant confiance. Car pour le référencement à proprement dit, il y a des éléments importants à respecter : l’ancienneté (1), le contenu (2) et la popularité (3). C’est cet ensemble qui fait qu’un site est plus ou moins visible et, par conséquent, visité. Mais pour nous, cette question de la gestion du site n’est pas notre corps de métier. Notre rôle, à Stéphane Garcia et à moi-même, se concentre sur le caractère événementiel : nous avons la charge d’anticiper les tendances, d’aborder les fournisseurs et de négocier les prix avec eux… La gestion du site, c’est un métier à part entière, c’est un élément de notre communication. Aujourd’hui nous avons d’ailleurs internalisé un développeur, un informaticien qui s’occupe de tout le réseau informatique et de la gestion des sites. Pour le reste, le corps de notre activité reste le même. Les nouvelles technologies vous donnent-elles l’impression de travailler différemment que d’autres prestataires de service spécialisé sur l’événementiel ? Je ne pense pas vraiment mais disons que grâce à notre capacité à gérer les stocks, nous disposons d’une offre beaucoup plus large que la majorité des magasins de plain-pied. Par exemple, nous avons commencé avec plus de 5 000 références, aujourd’hui nous sommes à près de 12 000 à 13 000 ! Cela nous permet de coller à la mode et d’offrir des produits très près des attentes de notre clientèle. Par exemple, en 2004, nous avons eu la capacité de répondre à la tendance des fleurs qui se dessinait. Nous avions les contacts avec le marché des fleuristes donc nous avons pu répondre à cette demande. Donc, en soi, c’est un processus assez traditionnel, dans le sens où nous servons à mettre en relation l’offre (la production) et la demande (le consommateur) en nous concentrant sur notre rôle de mise en relation, en tant que distributeur. Mais il est certain que nous nous servons des moyens techniques et technologiques qui sont à notre disposition. Les nouvelles technologies (NTIC) ne déstructurent pas votre activité première qu’est la distribution, elles semblent surtout vous permettre d’être plus performant. Est-ce bien cela ? C’est vrai. Notre travail de fonds reste empirique, traditionnel : il nous faut sentir les produits, anticiper les tendances en participant à des salons etc. pour les négocier auprès des fournisseurs afin de continuer à proposer des produits attractifs. Ensuite, il y a un autre élément auquel nous attachons beaucoup d’importance : la réactivité ! Nous devons être performants en termes de rendu et de qualité du service. Nous sommes jugés sur cela. Pour ce faire, nous assurons des livraisons dans un délai maximal de 4 à 5 jours. Cela représente environs 150 000 € par an avec La Poste avec qui nous avons négocié des accords. Dans ce cadre de ces accords, nous disposons d’un système de gestion des stocks et de suivi fourni par leur service (Expeditor I-Net La Poste). Grâce à cela, alors qu’auparavant nous aurions eu besoin de 3 personnes, nous ne le faisons aujourd’hui qu’avec une seule personne. Ensuite, au quotidien, notre succès tient à notre capacité à gérer les stocks : nous réduisons les coûts de fonctionnement en n’ayant pas recours à des commerciaux, les frais de personnel se concentrent ainsi essentiellement sur la gestion des stocks, la préparation des paquets et leur envoi. Par ailleurs, en disposant de stocks plus importants que nos concurrents directs sur le secteur, nous pouvons négocier des prix plus compétitifs qu’eux. C’est notre mode de fonctionnement qui nous permet de jouer là-dessus ! Ensuite, peut-être autant que sur cette question de performance, nous sommes surtout attachés à la notion de qualité. Et cela n’intéresse pas que la qualité de la livraison ! La qualité et la sécurisation des paiements sont aussi essentielles car même si 10% de notre clientèle continue à payer par chèque, 90% des achats sur nos sites se fait par carte bleue. Il faut pouvoir assurer aux clients une transaction sure ! Vis-à-vis du choix de nos fournisseurs, c’est la même chose. Nous exigeons de leur part de nous fournir des photos numérisées de très bonne qualité afin de pouvoir les mettre facilement en ligne et ainsi satisfaire notre clientèle sur le visuel. Dans cette chaine, tout est important, nous devons veiller à être exigeant sur chacun des chainons de notre travail et il vrai que les nouvelles technologique contribuent à nous rendre plus efficace. |

Fil
RSS Actu. TIC

