Beñat Castorène, Olaberria

Questions à ...
    Enzo Ziccardi, GEIE EURelations
    Julie BAGIEU, aNTIC Pays basque
    Jean-Louis Harignordoquy, Hemen
    Marie Jouet, Ma conciergerie d'entreprise
    Jean-Michel Larrasquet, GRAPHOS
    Bob Worboys, Etxeko Bob’s beer
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    Philippe Montaulieu, Tendances DECO
    Beñat Castorène, Olaberria
    Jeff Catherine, Jeff Coyote
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Logo Olaberria « Une manière de nous rapprocher au plus près de nos clients»

La société Olaberria (1980) fonctionne depuis 1984 en tant que société coopérative de production (SCOP). Implantée en Pays basque français, mais réalisant près de la moitié de son activité à l'exportation, Olaberria est une entreprise de 16 salariés spécialisée dans la réalisation de moule pour la plasturgie et la mécanique de précision. Olaberria compte parmi ses clients Technoflex, Braun, Emac, Total ou MCC Fagor du Pays Basque espagnol…

Beñat Castorene, en tant que directeur d’Olaberria, comment avez-vous intégré les Nouvelles technologies dans l’activité de l’entreprise ?

Les choses se sont faites très naturellement. Nous nous sommes surtout appliqués à nous adapter à notre clientèle. Dans les années 1990, nous avons commencé à recevoir des fichiers techniques en format numérisé, notamment les dessins CAO (conception assistée par ordinateur), sous forme de fichier informatique. Très rapidement, je dirai quasiment simultanément, nous nous sommes mis à la messagerie informatique.

Comment ce passage a-t-il été muri ?

De manière très pragmatique. Encore une fois, tout est venu très naturellement sans que nous ayons véritablement l’impression d’effectuer un changement fondamental. Je dirai qu’instinctivement, en discutant avec les uns et les autres, en nous demandant comment on peut mieux faire, nous avons intégré les technologies dans notre fonctionnement. Nous y avons vu, et nous continuons à y voir, une manière de nous rapprocher au plus près de nos clients. C’est une façon de répondre à ses besoins, de le fidéliser, en étant plus réactif.

Avez-vous été conseillés dans cette démarche ?

Effectivement. Après avoir reçu une première formation auprès de la CCI de Bayonne, ensuite nous avons fait appel à un fournisseur de service informatique qui nous a installé les ordinateurs comme cela semblait le plus approprié pour nos besoins. Par la suite, assez spontanément, nous avons poursuivi sur cette voie : en développant la télétransmission avec les banques, pour les virements URSAFF, ou les ordres de paiements pour ses organismes sociaux…

Et aujourd’hui, comment décidez-vous de vos mises à jour de votre système informatique ?

Très naturellement, presque sans réfléchir. Par exemple, aujourd’hui, nous venons de mettre notre système en réseau. Cette idée nous a paru comme une évidence.

Quant à savoir d’où est venue l’idée ? Je dirai par le bouche à oreille, en discutant sur ce qui se fait ailleurs et sur ce qu’il y a à améliorer… Après, l’idée s’est diffusée très très vite car nous savons qu’il faut continuer à évoluer pour être performant. C’est à l’image de notre activité et de notre fonctionnement, on glane sans arrêt, c’est ce qui nous permet de rester à jour et d’avancer.

L’intégration des nouvelles technologies a-t-elle supposée des changements dans l’organisation ?

En interne, si les changements se font, c’est de manière assez douce, quasi inconsciente. Par exemple, par rapport au renouvellement de notre parc informatique, la formation a suivi très naturellement. Certes, le fait d’avoir un renouvellement du personnel au sein de notre entreprise, notamment grâce à l’arrivée de jeunes ingénieurs tel que Xalbat Daguerressar, qui vient de l’ESTIA, a contribué à cette avancée.

Ensuite, si on regarde ce que ça a modifié envers l’extérieur et nos collaborateurs en particulier, l’intégration d’une dimension technologique nous a aussi permis d’aborder des marchés que nous n’aurions pas pu prendre seul. Disons, que dans notre capacité à travailler en réseau, les NTIC nous ont permis, en adaptant notre fonctionnement organisationnel, à nous développer.

Très concrètement, il y a quelques années, nous nous sommes regroupés au sein d’un GMES (Groupement momentané d’entreprises solidaires) avec des entreprises partenaires installées en Normandie et en Sud-Bretagne. Grâce à des séances de vidéoconférences, puis de conférences téléphoniques car c’était plus simple techniquement, nous avons pu nous répartir les tâches et répondre ensemble à notre client. Même si dans ce cas, dans un premier temps, les aspects techniques, liés à des problèmes de compatibilité entre notre système informatique et notre fournisseur d’accès, ont compliqué l’échange, les NTIC nous ont permis de nous engager sur une voie que nous n’aurions peut-être pas empruntée sans cela. Ce que je retiens là, c’est que nous nous sommes mis à collaborer avec des partenaires et je suis convaincu qu’à l’avenir nous serons amenés à le développer davantage, avec les marchés en Afrique ou ailleurs…

Si l’intégration des nouvelles technologies ne semble pas avoir supposé de changements dans l’organisation, est-ce dû à votre secteur d’activité ? ou à la taille de votre entreprise (16 salariés) ?

Oui, peut-être. C’est vrai, nous étions convaincus qu’il fallait évoluer et c’est aussi une des caractéristique de notre secteur d’activité (Olaberria réalise des moules pour la plasturgie et des outils destinés à la mécanique de précision), il faut savoir s’adapter.

Par exemple, là, en ce moment, comme il va falloir de plus en plus fonctionner 24h/24h et 7 jours/7 dans notre activité, je commence à réfléchir sur un système de surveillance des machines à distance, que l’on pourrait consulter depuis chez soi, quand l’entreprise serait fermée. On va voir mais ça murit.

Ensuite, c’est vrai que notre structure est organisée de telle manière que chacun est un maillon de cette chaine : Du bureau d’étude, à la méthode, à la fabrication puis l’expérimentation, chacun sait ce qu’il a à faire et ça ne pose pas de véritable problème de fonctionnement. Et les évolutions viennent très progressivement. Récemment on s’est mis en réseau : ça nous a permis de mettre au clair des fichiers un peu éparpillés sur chacun des postes. C’est plus facile pour tous sans que cela ne pose de problème pour aucun d’entre nous dans le fonctionnement.

Xalbat Daguerressar (Dessinateur), cette mise en réseau vous a-t-elle été difficile à mettre en place ?

Ce n’est pas nous qui l’avons faite. C’est inclus dans le contrat de maintenance que nous avons avec notre fournisseur de services informatiques. Aussi, ça n’a pas impliqué de surcoût majeur. De notre côté, nous avons dit ce que nous voulions, et le prestataire nous a fourni le service, tout simplement.

En termes de fonctionnement, a-t-il été difficile de s’adapter à cet aménagement informatique ?

Notre aménagement correspond surtout à la mise en place d’un serveur plus puissant afin que l’on puisse y regrouper les données de tous et être par conséquent plus performant. En plus de cette centralisation, l’avantage est qu’il nous permet de sauvegarder, grâce aux copie-miroir, nos données de manière plus sécurisée, sans dépendre uniquement d’un seul disque dur. En fait, nous avons tout simplement centralisé nos fichiers CAO que chacun avez un peu partout, sur le serveur commun.

Ensuite, pour nous, assez peu de personnes sont directement impliquées : les 2 personnes du bureau d’études et les 3 personnes de la programmation. Et quand on rencontre un problème ou que l’on ne trouve pas bien un fichier, on peut facilement se solliciter entre collègues. La petite taille de notre structure est une facilité au niveau de la communication : on peut se parler très facilement et très rapidement on a une réponse. En soi, cet aménagement ne pose pas de problème d’adaptation en termes de fonctionnement. Il comporte surtout de nombreux avantages : grâce à l’intégration GPAO (Gestion de la production assistée par ordinateur), nous faisons également de nombreuses économies, en papier, en temps… Plutôt que de remplir des formulaires papier, on peut remplir les fiches par de simples clic directement sur l’ordinateur... On y gagne surtout en simplicité et en temps et on est plus performant en interne.

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