Jean Irubetagoyena, Kirikino Ilargian

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    Jean Irubetagoyena, Kirikino Ilargian
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Jean Irubetagoyena« Il faut envisager le blog comme un petit laboratoire d’observation, notamment dans une situation de démarrage sur un marché de niche »

Jean Irubetagoyena a créé son entreprise à Larressorre, KIRIKINO ILARGIAN, pour produire de façon artisanale et vendre des boissons fermentées (hydromel) à base de miels en provenance exclusive de la région Aquitaine. Nous l'avons interrogé autour de sa pratique très active du blog pour promouvoir ses produits afin de comprendre comment il est possible de se faire une place sur Internet mais aussi quels coûts et quel temps était-il nécessaire d'investir pour cet entrepreneur travaillant seul.

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire un blog ?

Le parcours d’un créateur d’entreprise est souvent présenté comme un parcours du combattant. Imaginez dans ce cas une création d’entreprise dans un domaine aussi particulier que la production d’hydromel et de boissons à base de miel et vous aurez la pleine mesure des difficultés auxquelles vous êtes susceptibles de vous heurter.

Entre autres problèmes à résoudre, se pose la question suivante : comment, avec peu de moyens humains et financiers, amener les futurs consommateurs à connaître vos produits et votre présence sur le marché ?

Le blog apparaît alors comme un vecteur possible.
Mobilisant peu de moyens techniques et financiers, il permet à un créateur peu féru en informatique de communiquer sur son secteur d’activité, sur les spécificités de ses fabrications.
Dans le cas de Kirikino Ilargian, le lancement du blog s’est produit bien avant la création effective de l’activité. La seule difficulté consistait à définir au préalable une charte et une ligne éditoriale susceptible de produire un « contenu de qualité » censé éveiller la curiosité des internautes et permettre un référencement naturel par les moteurs de recherche.


Combien de temps y consacrez-vous ?

Si le blog constitue un outil intéressant sur le plan du faible coût de mise en œuvre, il n’en demeure pas pour autant économe sur le plan du temps que l’on y consacre. Tout dépend bien sûr de la fréquence de publication de vos billets.

En ce qui concerne le blog de Kirikino, j’ai opté très rapidement pour la publication d’un billet quotidien. Publier tous les jours nécessite un travail de collecte de l’information, de sélection des sujets traités, de vérification de l’information, de rédaction, de choix des photos et illustrations pour rendre votre site quelque peu convivial, de mise en ligne…

Bref un véritable travail de micro-éditeur auquel vous n’êtes pas forcément préparé au départ. À cela viennent s’ajouter des tâches inhérentes au bon fonctionnement du blog : suivi, analyse des flux d’entrées et sorties, analyse des mots clés, des statistiques de fréquentation du site, mais également la réponse aux commentaires postés…

Pour ma part, les articles publiés vont du format minimaliste (haïku) à l’article d’information spécialisé. La charge de travail et de créativité pour chacune des publications est donc très variable.

Vu la jeunesse du site (à peine plus d’un an), je manque de recul pour quantifier le volume de travail. Néanmoins pour répondre à votre question, je dirais que le temps consacré au blog, toutes taches confondues, accapare en moyenne une bonne heure par jour (et ce, quel que soit le jour de la semaine).

Il faut toutefois convenir qu’une partie de ce travail peut-être envisagé comme un travail de veille (à une échelle modeste), relative à son secteur d’activités. L’information glanée par le biais ou pour les besoins du blog permet également la prise de décision à d’autres niveaux.

Quels coûts ?

Je crois l’avoir souligné, les principaux intérêts du blog résident dans la facilité de mise en place, ainsi que dans son faible coût au démarrage.
Il suffit de quelques centaines d’euros pour acheter des noms de domaines et définir un cadre graphique.

Dans le cas de Kirikino, la charte graphique déclinée par des étudiants en arts graphiques envisageait dans son cahier des charges la prise en compte des futurs supports numériques.
Une fois la plateforme de blog sélectionnée, les outils de mise en page permettent à n’importe quel amateur d’obtenir un site de qualité, disons « convenable ».

Maintenant si votre budget vous autorise le recours à un graphiste professionnel, c’est d’autant mieux, mais cela n’était pas mon cas.
Question coût de fonctionnement, comme il s’agit de votre temps, tout dépend du niveau auquel vous fixez votre coût horaire. Disons un jour de travail par semaine de publication, variable selon le niveau d’exigence que vous vous fixez…


Pourquoi un blog et pas un site ?

Rapidité de création, coût faible de mise en oeuvre autant d’éléments qui expliquent le choix préalable d’un blog. Mais, en ce qui me concerne, ce ne sont pas là les qualités déterminantes du support.

À mon sens, il faut envisager le blog comme un petit laboratoire d’observation, notamment dans une situation de démarrage sur un marché de niche.

Le blog permet à peu de frais de connaître les axes de recherche et les intérêts des internautes pour un secteur déterminé, de peaufiner sa politique de contenu, de positionnement, de tester des axes de communications auxquels vous n’avez pas pensé au préalable, de tester les réponses proposées par les moteurs de référencement.

En matière de référencement naturel, vous réalisez vite, que des sites même peu attractifs, demeurent indétrônables sur la première page de Google par exemple, ne serait-ce que du fait de leur antériorité.

Par contre, si votre contenu s’avère de qualité, ce même moteur de recherche va vous positionner à peu de frais, en première page sur une requête subalterne, avec des mots clés identiques mais agencés différemment. Il vous suffit alors de poster plusieurs billets prenant en compte la « longue traîne des mots clés » pour acquérir une excellente visibilité. En ce sens, le blog est un outil formidable pour un petit budget, à condition de disposer de temps.

Autres éléments qui militent en faveur du blog en situation de démarrage : la réactivité et l’interactivité. Du fait de son caractère informel, le blog permet de recueillir les avis, conseils et encouragements des internautes par le biais de commentaires ou de mails transitant via l’administration du blog.

Néanmoins, à mon avis, une fois cette phase d’observation analysée, il faut se donner les moyens de passer à l’étape ultérieure, en envisageant la création d’un véritable site pour professionnaliser sa communication.

Si le blog peut susciter la curiosité, répondre à certaines attentes de l’internaute, il permet difficilement la hiérarchisation de l’information, le classement voire dans certains cas l’accès à des pages d’archives. Au bout d’un certain nombre d’articles, le contenu du site paraît brouillon.

Le blog, convivial certes, mais pas forcément professionnel, ne se prête pas à une action d’e-commerce, il n’est pas du tout adapté à une campagne de référencement commercial…

En ce qui me concerne, je pense être aujourd’hui arrivé à ce tournant nécessaire. Vient le temps de mettre la main au portefeuille, pour consulter un spécialiste afin d’imaginer un site Web véritable, capable d’évoluer rapidement en fonction des attentes de votre cible, répondant aux exigences que vous avez relevées. Un site Web susceptible d’accueillir pourquoi pas un blog sous une nouvelle mouture qui viendrait épauler le site principal.

Restent alors à intégrer deux autres éléments : le financement et la patience…


KIRIKINO ILARGIAN SARL
Maïaenea - Quartier Kaskonkarrika
64480 - Larressore
Fax : +33 (0)5 59 03 44 23
Tel. Mobile : +33 (0)6 86 67 62 68
Mail : kirikino@neuf.fr
http://www.kirikino.biz

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